Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 21:39

Pendant qu'on croit qu'elle ne fout rien de ses 10 doigts blogueurs et racoleurs, bah elle écrit des chansons la Lynette, eh ouais, paroles et musique, musique et paroles, c'est itou, ou idem, ou pareil, bref, ça donne ça :

 

G

Avec du temps et de l’argent

Em

Elle se prendrait un bel amant

Am                       Em

Un qui lui dirait des je t’aime

Am                    Em

Entre deux vers de Verlaine

                 D

A l’arrière de sa BM

 

C                        Em

Oui mais d’argent, elle n’en a pas,

C                             Em

Et les poèmes c’est fait pour les gens blêmes

C                         Em

Oui mais d’argent, n’en a jamais eu,

       D                             Em   Am  Em  Am  Em  D

Et les BM, c’est pour les kékés d’la rue

 

Avec du temps et de l’envie

Elle ferait des photocopies

Pour fixer sur papier couché

Son bel amant et ses clichés

Et immortaliser ses nuits

 

Oui mais d’envie, elle n’en a pas,

Comme les photocopies, tout est blanc et noir,

Oui mais d’envie, n’en a pas besoin,

Pourvu que les nuits, elle ne pense à rien

 

Avec du temps et du courage

Elle demanderait en mariage

Son bel amant et son argent

Elle deviendrait forte et plus sage

S’en foutrait même de l’héritage (enfin presque)

 

Mais du courage, elle n’en a pas,

Pas plus, pas plus que de bague à son doigt

Encore moins d’héritage, n’en a jamais eu,

Oh vite du courage, avant que ce soit foutu

 

Avec du temps, de la passion

Mettrait en route un nourrisson

Un qui lui sucerait les tétons

Et lui écourterait ses nuits

Une imitation de son mari

 

Mais la passion, elle n’a jamais vécu,

L’a pourtant cherchée à tous les coins de rue,

Oui mais la passion, elle ne l’attend plus,

Elle s’est usée aux contacts de ces inconnus

 

Avec du temps et surtout des mensonges

Passerait sa vie sans se morfondre

Oublierait ses envies précaires

Chasserait ses désirs d’adultère

Ferait comme si tout allait bien

 

Ah, les mensonges, ça elle connait bien,

Elle s’y réfugie du soir au matin,

C’est l’ (af)fabulation de sa triste vie,

Mais il est trop tôt pour dire que le rêve est fini

Par Lynette - Publié dans : Lyrics - Communauté : L'Essaim d'Esprits
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 3 avril 2012 2 03 /04 /Avr /2012 13:31

Le temps était encore très clément pour la saison. Les feuilles commençaient à peine à tomber, et c’était bien le seul signe dans ce parc qui montrât que l’été était bel et bien fini. Je profitais de cet après-midi paisible et ensoleillé pour regarder les gens vivre leurs derniers moments de quiétude estivale. Partout les enfants riaient, criaient, couraient, chahutaient, chutaient, faisaient des caprices, pleuraient. Et partout leurs parents surveillaient, admiraient, écoutaient, répondaient, consolaient, cédaient. On pourrait trouver toute cette agitation passionnante, il faudrait certainement pour cela pouvoir s’intéresser à ces histoires familiales de façon individuelle. Mais là, l’agitation était trop folle, le bruit par trop dominant pour que je puisse trouver un quelconque intérêt à ce spectacle. Non, là, en ce bel après-midi d’octobre, ces familles m’inspiraient plutôt l’ennui le plus profond.

C’est à ce moment-là qu’il débarqua au bout de l’allée. Les cheveux hirsutes, il vociférait des paroles incompréhensibles, y compris certainement par lui-même, et faisait de grands moulins avec ses bras, dans un sens, puis dans l’autre, à intervalles réguliers, comme s’il voulait nous montrer l’infini. Il semblait ne s’adresser à personne en particulier, et c’était plutôt rassurant pour les chefs de famille environnants. Mais il criait vraiment très fort et ça, ça l’était beaucoup moins. Son allure était plutôt singulière : un manteau jaune tout déchiré aux coutures, un pantalon mauve à grosses côtes et à feu de plancher, des mitaines rouges tricotées au point mousse, et enfin des santiags en croco vertes à éperons. Un gros sac lui barrait le dos et semblait peser deux tonnes, comme si toute sa vie, qu’on devinait miséreuse et mouvementée, était entassée à l’intérieur. SDF, marginal, simple d’esprit, un peu tout ça à la fois ? J’avais du mal à me faire une opinion tranchée. Toujours est-il que le bonhomme continuait de hurler à mesure qu’il remontait l’allée et se rapprochait de moi.

Quand il fut tout près, je pus remarquer les rides profondes qui striaient son front et lui éclataient les yeux. Il n’avait pourtant pas l’air bien vieux, la quarantaine bien tassée, pas plus, mais sa peau marquée lui donnait l’air d’avoir au moins dix ans de plus. Il laissa tomber son sac à terre dans un grand bruit sourd, farfouilla tout au fond et en extirpa un étui en cuir noir de la forme d’une poire. Il l’ouvrit et, avec une délicatesse infinie, en sortit un magnifique violon dont le bois rutilant laissait à penser qu’il était neuf, ou en tout cas très bien conservé. L’homme avait cessé de vociférer dans tous les sens, tout concentré qu’il était à sa tâche et absorbé maintenant dans la contemplation de son instrument. Le contraste était saisissant entre la grossièreté ostensible de cet homme et la délicatesse infime de son violon. Ces deux concepts paraissaient vraiment inconciliables, c’est-à-dire qu’on s’attendait à tout à ce moment-là, sauf à voir l’individu porter l’instrument à son épaule et se mettre à jouer. C’est pourtant ce qui se produisit.

Les premières notes furent légères, incertaines, comme si l’homme cherchait les croches et les blanches au fin fond de sa mémoire. Puis la mélodie se fit plus précise, le morceau devint aérien, posé, maîtrisé. J’avais peine à y croire mais ce que l’homme venait d’entonner là, en cet après-midi d’automne, au milieu du goûter des enfants et des invectives de leurs parents, n’était rien moins que la chaconne de Bach ! Comment cet individu à l’air si rustre, si primitif, pouvait-il avoir cet or musical dans les doigts et jouer du violon si puissamment ? C’était tout simplement impensable, et pourtant, cela se passait réellement là, sous mes yeux ébahis.

Les visiteurs du parc, interpelés par la musique, firent taire tour à tour leurs petites conversations personnelles et commencèrent à se réunir autour de l’homme improbable. Mozart, Beethoven, Schubert, Chopin, Vivaldi, il enchaina les grands airs comme on enfile les perles, de façon logique et régulière, .pour former un tout cohérent, mélodique et harmonieux, et nous offrir un des meilleurs concerts qu’il m’ait été donné de voir jusqu’à présent. Je ne pouvais détacher mes yeux de ce spectacle si inattendu, j’étais comme hypnotisé par la douce musique qui s’échappait de l’archet du mélomane. Cette scène était si surréaliste et pourtant si réelle à la fois. J’assistais à un moment de grâce inespéré en ce milieu d’après-midi finissant, et je ne savais pas qui remercier pour cela.

Tout à coup la musique s’arrêta. Une fin nette comme un couperet. L’homme laissa retomber ses bras, à bout de souffle et d’énergie. Il paraissait complètement vidé. Ses yeux étaient injectés de sang, encore remplis de la passion qui venait de s’exprimer dans ce corps maladroit et abîmé. Il resta ainsi quelques minutes, immobile, son violon et son archet pendant comme des animaux morts dans le prolongement de ses mains. Seul le léger balancement de ses jambes prouvait qu’il n’était pas une statue mais bien un homme de chair et de sang. Il secoua enfin la tête et sembla reprendre vie. Sans dire un mot, il ramassa les quelques pièces que les badauds les plus généreux avaient bien voulu lui lancer, rangea le violon dans son étui, puis dans son sac. Les gens retournèrent au confort de leur petite vie bien rangée, leurs enfants sous le bras, conscients d’avoir frôlé la grâce sans l’avoir touchée tout à fait. L’homme repartit ensuite comme il était venu, c’est-à-dire en gesticulant des bras et en vociférant des paroles inaudibles proférées à l’attention du monde entier en général, mais de personne en particulier.

Cette histoire s’est passée il y a un an jour pour jour maintenant. Je m’en souviens comme si c’était hier, c’est dire si elle m’a marquée ! C’est que la vie d’un banc public est souvent ennuyeuse, et rares sont les occasions de se marrer, ou même de s’émouvoir. Cela fait un peu plus de 50 ans qu’on m’a planté là, et demain on va me déplanter pour me remplacer par un banc plus esthétique, écologique, plus « développement durable » comme on dit aujourd’hui. Je suppose que je commençais à faire désordre dans ce jardin, avec mes rouillures partout. Les visiteurs se faisaient rares sur mon assise, préférant mes voisins, un peu plus jeunes, un peu plus beaux, et surtout beaucoup plus accueillants, avec leurs carcasses en bois bien propres. Les mères avaient peur de se tâcher à mon contact, ou peut-être même que leurs enfants attrapent le tétanos. C’est triste de finir comme ça, après avoir rendu tant de bons et loyaux services. Mais enfin, rien n’est éternel, pas même les bancs publics. A l’aube d’en finir avec ce parc, la mélancolie m’étreint et c’est pourquoi cette scène automnal de l’énergumène au violon m’est revenue en mémoire. Il n’avait pas eu peur, lui, pas eu de préjugés. Il s’était installé franchement sur moi, avait déballé ses affaires et produit son numéro de virtuose, tout naturellement, sans manières, sans se soucier du regard d’autrui. Cette histoire restera pour moi l’une des plus belles qui se soient déroulées ici, et je sais de quoi je parle, en cinquante ans, j’en ai vu passer quelques unes ! Je me demande bien ce que l’homme au violon a bien pu devenir…

Par Lynette - Publié dans : Nouvelles - Communauté : L'Essaim d'Esprits
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 3 mars 2012 6 03 /03 /Mars /2012 23:46

En cette période préélectorale, où nos hommes et nos femmes politiques se battent pour trouver des sujets de campagne originaux et dignes de ce nom, quand ils ne se battent pas tout court, il me semble important d’apporter ma petite touche personnelle et de proposer 3 sujets qui me semblent essentiels pour l’avenir de notre société, 3 thèmes qu’il devient urgent de mettre à l’ordre du jour des programmes électoraux :

 

1/ La réhabilitation du chocolat liégeois par le vrai chocolat fondu

Je me souviens d’un temps

Que les moins de 20 ans

Ne peuvent pas connaître :

Les chocolats liégeois,

Avaient du vrai chocolat fondu à la crème fraiche…

 

Pas besoin de grande théorie pour étayer mon propos, il suffit de rentrer dans le premier restaurant venu, de prendre un dessert, le chocolat liégeois en l’occurrence (ils le proposent à peu près tous), de plonger une cuillère dedans, en prenant bien soin de prélever un peu de ce fameux chocolat qui recouvre la chantilly, et de constater l’étendue du problème : le chocolat n’a pas le goût de chocolat ! Et pour cause, il ne s’agit pas de vrai chocolat, mais d’un ersatz dénommé « sauce chocolat », qui n’est autre qu’une espèce de vessie marron immonde, sucrée et visqueuse qu’on voudrait nous faire prendre pour une lanterne de cacao.

J’en ai fait l’expérience pas plus tard que le weekend dernier, alors qu’on m’avait invitée dans un restaurant de Neuilly (sur Seine parce que tant qu’à faire). Tout s’est à peu près bien passé de l’entrée au plat principal, plutôt classiques, mais arrosés d’un bon petit verre de vin rouge bien de chez nous, du genre qui nous ferait prendre des vessies pour des lanternes. Puis vint le moment fatidique où il a fallu choisir les desserts. Je dis bien « fatidique » car j’avais repéré sur la carte mon dessert baromètre – c’est comme ça que je nomme le chocolat liégeois, il me sert de repère pour savoir si un restaurant est à la hauteur ou au ras des pâquerettes de mon jardin. Evidemment, je suis aguerrie maintenant, alors j’ai posé LA question que tout amateur de vrai chocolat liégeois se doit désormais de poser avant de porter son choix vers son dessert fétiche : « et le chocolat chaud, là, sur la chantilly, c’est du vrai chocolat fondu avec de la crème, bien sûr ?! ». Et c’est là, à la lueur de la réponse négative (et très franche au demeurant, compte tenu de l’attente que semblait susciter ma question), que m’a faite le serveur que mes illusions se sont encore une fois effondrées comme un soufflé dans une barrique !

Mais où est donc passé le chocolat liégeois d’antan, avec le vrai chocolat fondu à la crème fraîche ?! Alors quoi, c’est si compliqué que ça de mettre du chocolat dans un bol avec un peu de crème, et de faire fondre le tout quelques secondes au micro-ondes ?! C’est honteux d’oser proposer cette espèce de pâle copie de dessert à ses clients, et de leur faire payer plein pot en plus ! Non, vraiment, ça me met en rage et ça frustre mes papilles chaque fois un peu plus. J’ose le clamer haut et fort : le chocolat liégeois, encore une victime éhontée du capitalisme sauvage, tombé sous les balles ravageuses de la rentabilité, de la cupidité et du tout, tout de suite.

 

2/ La réhabilitation de nos caissières ou la fin de la suprématie des caisses automatiques dans les supermarchés et autres magasins de grande distribution

Que celui qui ne s’est jamais retrouvé démuni face à ces caisses automatiques me jette la première pierre, mais pas trop fort s’il vous plait et si vous pouviez éviter le visage… On les trouve à peu près partout maintenant, Carrefour, Auchan, Leclerc, Ikea, Decathlon, Alinea etc, et y compris dans des endroits incongrus comme Leroy Merlin, et moi, franchement, ça me gonfle ! Pourquoi ? Mais parce qu’au lieu de me faire gagner du temps, ça m’en fait perdre, tout simplement ! Caissière de supermarché ou de grand magasin, c’est un métier, ça ne s’improvise pas. Démonstration :

 

Quand j’arrive à la caisse avec une quinzaine d’articles sous le bras, et qu’une charmante caissière est là pour me faire l’article, ça roule tout seul : je pose les produits sur le tapis, la professionnelle les prend un par un, les scanne, et les dépose sur l’autre partie du tapis, où je serai fin prête à les réceptionner et à les ranger dans le sac que j’aurai eu tout le temps de préparer pendant que la caissière exerçait consciencieusement son métier. Je dépose, je range, je paye évidemment, ça m’a pris 3 minutes, je suis contente, et je m’en vais faire autre chose. Imaginons maintenant que j’arrive avec cette même quinzaine de produits mais à une caisse automatique. Je prends un 1er produit, je le scanne, je le pose dans la balance et je prie pour que ça ne bipe pas ; je prends un 2ème produit, je le scanne, je le pose dans la balance et je prie pour que ça ne bipe toujours pas, mais là pas de bol, ça bipe et je ne sais pas pourquoi, alors une charmante ex-caissière qui me guettait du coin de l’œil pour vérifier que je faisais tout correctement vient à ma rescousse, soulève ledit article, le repose et là miracle, ça ne bipe plus, et moi j’ai rien compris mais j’ai encore 13 articles à passer alors je ne cherche pas à comprendre, je prends le 3ème article, je le scanne, je le pose dans la balance et je prie pour que ça ne bipe pas encore une fois, et ainsi de suite jusqu’au dernier. Là, on me demande de confirmer que j’ai bien mis 15 articles dans la balance, alors je recompte parce que ça fait tellement longtemps que j’ai commencé le travail que du coup j’ai un doute, et puis je ne voudrais pas que ça bipe encore, et que l’ex-caissière vienne me toiser à nouveau avec son regard hautain et limite dédaigneux. Je recompte donc, mais avec les yeux seulement, pas les mains, surtout pas, parce que là, c’est le bip assuré de la balance et les terribles conséquences déjà évoquées ci-dessus. J’ai bien 15 articles alors je confirme et on m’invite à payer, par quelque moyen que ce soit pourvu que ce soit en euros évidemment, et pas en roupies, alors je m’exécute. A ce stade de l’opération, je suis contente car je me dis que j’ai enfin fini mon boulot … Sauf que non, il me reste encore une tâche à accomplir, et pas des moindres : le rangement de mes articles. Et là c’est la vraie panique, parce que comme j’étais occupée à scanner/déposer mes articles, je n’ai pas eu le temps de préparer mon sac de rangement, et d’ailleurs il est où ce foutu sac ?! P… de b… de m…, je l’ai oublié dans la voiture !! Le regard réprobateur de l’ex-caissière superviseuse m’indique qu’elle commence à me trouver lassante, avec mon incompétence. Moi j’ai juste l’impression d’être une godiche 4 étoiles, une empotée de la caisse comme on n’en a jamais vu, même à Neuilly sur Seine. J’aperçois aussi vite fait les mines agacées des clients suivants, qui commencent eux à trouver le temps long. Bah, il ne me reste plus qu’à acheter un nouveau sac, que je prends, je scanne, je dépose, biiiiiiiiiip, arrrgghhhhhhh !! Bref, pour passer ces 15 malheureux petits articles en caisse moi-même, il m’a fallu à peu près 10 fois plus de temps que si j’avais laissé faire une caissière professionnelle. Où est le progrès, dites-moi ?!

Ce qui me gêne en fin de compte, ce n’est pas tant l’existence de ces caisses automatiques, que des personnes autrement mieux intentionnées et/ou compétentes que moi sauront apprécier à leur juste valeur, sinon leur suprématie dans certains magasins où on n’a carrément plus le choix ! C’est comme une atteinte à la liberté, et ça me donne la désagréable impression d’être prise en otage, en plus d’avoir le sentiment malsain de contribuer malgré moi 1/ à la paupérisation du métier de caissière et 2/ à l’augmentation du chômage.

 

3/ Le respect du non lavage quotidien des serviettes dans les hôtels

Encore un truc qui m’énerve. Tout le monde le sait, la planète est polluée, malade de ses excès, et l’eau est devenu un bien précieux qu’il convient de ne pas gâcher inutilement. Ce message nous est plus particulièrement adressé à nous, les occidentaux, qui avons la chance de n’avoir qu’à tourner le robinet pour la voir couler, quand d’autres doivent parcourir des kilomètres à pied pour aller trouver un point d’eau dont la couleur oscille entre marron clair et marron foncé, gigantesque baignoire pour tous les animaux environnants. Ça fait plusieurs années qu’on nous sensibilise, tous gens d’affaires, touristes, et voyageurs occasionnels que nous sommes, et qu’on nous invite à faire des économies d’eau en utilisant plusieurs fois les serviettes mises à notre disposition dans les chambres d’hôtel. Le petit mot dans la salle de bains est très clair : si vous voulez changer les serviettes, vous les mettez par terre, à côté de la douche, sinon vous les suspendez, comme à la maison. Moins de changements, moins de lavages inutiles, c’est tout bénef pour l’environnement et je suis carrément pour ces petites mesures qui n’ont l’air de rien mais qui ne coûtent rien et qui mises bout à bout, font quand même leur petit effet. Le problème, c’est que je n’ai jamais, mais vraiment jamais réussi jusqu’à présent à utiliser une serviette d’hôtel 2 fois de suite ! J’ai beau les suspendre correctement, j’en retrouve toujours des propres et bien pliées à la place de celles que j’avais étendues ?! A quoi ça sert de mettre des mots pour proposer aux clients de faire un geste pour l’environnement, si c’est pour n’en faire qu’à sa tête de toute façon ? C’est quoi ce délire d’hôtelier ?! La prochaine fois, c’est promis, je poserai la question. Non, parce que l’écologie, c’est important, merde alors !

 

Amateurs de chocolat liégeois, caissières de supermarché, et économes aquatiques : unissons-nous dans ce même combat contre le capitalisme sauvage et ses effets dévastateurs sur nos papilles, nos emplois, et notre environnement !

Par Lynette - Publié dans : (Mauvaise) humeur - Communauté : L'Essaim d'Esprits
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 21:35

La semaine dernière, j’ai fait un rêve. Dans ce rêve, la vilaine petite apprentie chanteuse  amatrice que je suis se réincarnait en une jeune, jolie et surtout hyper talentueuse chanteuse pop/folk suédoise. Cette créature fantastique, presque mystique, pour ne pas dire mythique (quand même) répondait au doux nom d’Anna Ternheim, et oh, il s’avère que c’est elle que je suis allée voir en concert au Café de la Gare le 23 février… Autant vous dire que le réveil fut difficile, parce qu’Anna Ternheim en concert, c’est une jolie voix, une présence naturelle, la simplicité, la générosité, l’émotion. C'est trsite à dire, parfois dur à entendre, encore plus à intégrer, mais on n'est pas tous égaux devant le talent...

 

 


 
Par Lynette - Publié dans : Coups de coeur - Communauté : L'Essaim d'Esprits
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 21:29

Inspiré d'un vrai fait divers qu'on m'a relaté pas plus tard qu'il y a quelques jours et pour lequel il m'a été malheureusement impossible d'éprouver une quelconque compassion, mais non plus de réprimer un fou rire bien légitime pour qui n'aime pas les animaux en général, et les chats en particulier, comme moi quoi ! J'vais quand même pas m'excuser de préférer les humains...

 

Vendredi 2 novembre 2011,

 

 

Par une nuit d’automne digne de ce nom, c’est-à-dire noire, pluvieuse, avec des feuilles partout qui jonchent le sol et manquent nous faire chuter à chaque pas, aux alentours de 22h30, dans un petit village de France comme il en existe des milliers, avec son clocher, sa boulangerie et c’est tout, un pavillon traditionnel aux volets en bois marron, une Laguna élégamment garée devant l’allée qui mène à la porte triple serrure que les propriétaires venaient d’installer tout récemment…

 

- Dring-dring ? (quelqu’un sonne timidement à la porte avec son index droit, pendant que le bras gauche porte un paquet, genre boîte à chaussures, taille 42)

J - …………… (pas de réponse, il est tard, Josiane a peur)

- Dring-dring, dring-dring, dring-dring, dring-dring !!!! (la personne, très perspicace, ayant vu de la lumière qui s’échappait des fenêtres, insiste lourdement avec la sonnette, parce qu’il faut pas la prendre pour une demi-conne)

M - …………… (c’est lourdingue cette sonnette, mais toujours pas de réponse, Michel a un peu les chocottes aussi, c’est légitime à cette heure tardive)

- Pan pan pan pan pan pan (la personne s’impatiente, elle finit par tambouriner à la porte)

M - Hum hum, j’arrive, j’arriiiive, dit Michel. Prudent, il demande quand même avant d’ouvrir : C’est qui ?

R - Ouvre donc Michel, c’est moi, Robert. Le voisin.

M - Ah, Robert, c’est toi ?! C’que tu m’as fait peur, à tambouriner comme ça, j’ai bien cru qu’un bucheron enragé en voulait à ma porte flambant neuve !

J - Ben oui Robert, enchérit Josiane. Tu nous as mis une de ces frousses ! Mais qu’est-ce qui t’amènes à c’t’heure ? Tu nous amènes un cadeau ?! Oh, mais tu as l’air tout pâle, qu’est-ce qui t’arrive ?!

R - …………… (Robert est pâle, comme l’a si bien remarqué Josiane qui est une femme clairvoyante, il ne trouve pas de mots, enfin des mots adaptés, parce qu’il a bien quelques vocables en tête en ce moment, comme civet de lapin, brame du cerf, Toblerone, mais ils n’ont aucun rapport avec ce qu’il a à annoncer à ses voisins)

M - Mais oui dis donc mon Robert, c’est vrai que t’es blanc comme une craie ! Qu’est-ce qui se passe, t’as encore abusé de la Suze ?! C’est pas raisonnable, tu sais bien que c’est interdit à cause de tes gamma, hein ?!

R - …………… (cannelés, barbelé, salade frisée … toujours pas de rapport avec le motif de sa venue)

J - Michel, qu’est-ce que tu racontes comme méchancetés encore ? Il sent pas la Suze notre Robert, il sent même à peine la transpiration de fin de journée… Bon, raconte, qu’est-ce qui t’amène ? C’est pas Maryse, dis ?! Elle est moche ta femme, mais elle est quand même trop jeune pour qu’on lui veuille du mal (depuis toute petite, Josiane sait trouver les bons mots pour réconforter son prochain). Entre donc, installe-toi là, sur le canapé.

 

Robert s’exécute et pose la boîte sur ses genoux. A la lumière saisissante de sa tête blanche contre le cuir noir, Josiane et Michel comprirent que l’heure de leur voisin était vraiment à la gravité et non pas à la déconnade éthylique habituelle. Si vous n’avez jamais assisté de près ou de loin à un crachat de Valda, ça donne à peu près ceci :

 

R – J’ai écrasé Mistrigri !

M+J - …………… (Josiane et Michel deviennent à leur tour blancs comme des craies, abasourdis par la nouvelle)

 

Robert leur tend doucement la boîte à chaussures, et c’est là qu’ils réalisent ce qu’il y a à l’intérieur. Oui, c’est écœurant, mais comment faire dans ces cas-là, à part ce qu’on peut ? Le bras reste en suspens, les destinataires du paquet ne montrant aucune intention de le délester pour le moment.

 

R - Je suis désolé, sincèrement désolé, c’est tout ce que j’ai trouvé pour … Enfin vous comprenez, j’allais quand même pas le laisser sur le bord de la route. Je ne sais pas quoi dire d’autre, je sais que vous teniez terriblement à ce chat.

M+J - …………… (Josiane et Michel restent cois, ils ne trouvent à cet instant encore aucun mot adéquat pour exprimer à leur voisin toute l’horreur que cette situation leur inspire)

R - J’ai pas fait exprès, vraiment. J’ai tout fait pour l’éviter mais…

J – Mistigri…, laisse doucement échapper Josiane, qui a retrouvé la parole à défaut de ses couleurs. Notre compagnon depuis plus de 10 ans, mais comment … ?

R – Ben, c’est un malheureux accident, comme il en arrive des dizaines tous les jours en France. Je rentrais tranquillement de ma balade en forêt, tu sais, c’est le brame du cerf en ce moment (soit dit en passant, ça a bramé dur ce soir, les biches doivent avoir les pattes coupées en ce moment, un sourire d’extase aux lèvres). J’étais presque arrivé à la maison, la tête résonnant encore des cris magnifiques de ces animaux majestueux, quand tout à coup, un chat a déboulé de nulle part et est venu se coller sous mes roues ! J’ai pilé tout net mais ça n’a pas suffi. J’ai rien pu faire, vraiment, il faut me croire, j’étais même à jeun ce soir, pas un apéro, rien.

 

Michel prend enfin la boîte des mains de son voisin, parce que la situation devenait embarrassante. Et tel Saint Thomas qui ne croit que ce qu’il voit derrière ses lunettes double foyer, il l’ouvre et découvre la bête pleine de poils mais gisant sans vie qui leur avait fait office de 3ème enfant pendant toutes ces années.

 

M- Oh minette c’est atroce, ne regarde surtout pas !

J- AAAAARRGGGHHHHHHH, BOOOOUUUUUUHHHHHHHHHH, mais POURQUOIIIIIIIIIIIIIIIIII ????????!!! (là, la minette Josiane se lâche et se met à bramer pas possible dans la pièce). Mon pauvre Mistigri, mon enfant, mais comment je vais FAIIIIIIIIIIIIRE maintenant ?!

M - T’inquiète pas minette, on va surmonter tout ça. Je sais, la perte d’un enfant dans des circonstances atroces est une épreuve terrible, mais je suis là, moi, je vais t’aider, tu sais que tu peux compter sur moi.

R- Si je peux faire quoi que ce soit…

J –Toi ta gueule, espèce d’ASSASSIIIIN !! A part bourrer ta sale gueule de cocu tous les soirs et tuer de pauvres êtres innocents, tu sais rien faire d’autre !

R – Sauf ton respect endeuillé, Josiane … euh, comment ça, ma gueule de « cocu » ?! Tu es énervée, tu m’en veux, c’est tout à fait compréhensible. Mais quand même, ne pousse pas le bouchon trop loin. On parle d’un chat, là, pas du Président de la République de mes deux !

J – Mais oui, que tu es cocu, et plutôt deux fois qu’une ! Ah, tu ne le savais pas ?! Mais tout le village le sait, que ta Maryse couche avec le boucher dès que tu as le dos tourné ! Je croyais même que c’était pour ça que tu te bourrais la gueule, pour oublier que t’étais cocu, cocu, CO-CU !!!

M - Josiane, minette, calme-toi !

J- Me calmer ? Mais comment veux-tu que je me calme, Mistigri est mort… Mort, mort, et mort, et moi, je vais pas pouvoir aller au cours de chant mercredi, parce que j’ai le cœur en berne et que c’est pas bon pour les cordes vocales. C’est trop HORRIIIIIBLE !

R – Maryse, ma Maryse, mais comment a-t-elle pu… ?

J- Mais parce que t’es con, mon pauvre Robert, con comme la lune et tes pieds bots réunis, et doublé d’un criminel maintenant. BOOOOUUUUHHHHHHH.

M- Bon, je crois qu’il est temps de mettre un terme à cette conversation et de calmer les esprits échauffés des uns et des autres. Robert, il vaut mieux que tu rentres chez toi maintenant. Je ne te raccompagne pas…. Fais attention de n’écraser personne sur le chemin, hein ? Merci pour la boîte et …

 

Et c’est là que Robert arrache la boîte des mains de Michel avec son contenu félin, file dans le jardin, asperge le paquet d’essence (on n’a jamais compris pourquoi le voisin avait toujours un jerricane d’essence planqué derrière la remise, maintenant oui), et y met le feu. Un beau brasier ma foi, visible depuis ma fenêtre de voisine d’en face. Commère à toute heure du jour et de la nuit, je n’ai pas loupé une miette du drame qui s’est déroulé ce soir. J’imagine que maintenant, Robert va rentrer chez lui, interpeler sa salope de femme, lui demander des explications, voire la taper un peu, pas fort, juste pour qu’elle comprenne, et peut-être même la foutre dehors, elle et son feu au cul. Quelle belle soirée ! Je me débarrasse d’un coup des deux pires nuisances de mon voisinage. Parce que pour dire la vérité, le chat des voisins, c’est moi qui l’ai foutu sous les roues de cet imbécile de Robert. J’en pouvais plus de le voir trainer dans mon jardin. Vraiment.

 

 

Ghislaine Baudoin

Boucherie de Nobelles les Bains

Par Lynette - Publié dans : Voisins, voisines - Communauté : L'Essaim d'Esprits
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés