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Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 21:29

Inspiré d'un vrai fait divers qu'on m'a relaté pas plus tard qu'il y a quelques jours et pour lequel il m'a été malheureusement impossible d'éprouver une quelconque compassion, mais non plus de réprimer un fou rire bien légitime pour qui n'aime pas les animaux en général, et les chats en particulier, comme moi quoi ! J'vais quand même pas m'excuser de préférer les humains...

 

Vendredi 2 novembre 2011,

 

 

Par une nuit d’automne digne de ce nom, c’est-à-dire noire, pluvieuse, avec des feuilles partout qui jonchent le sol et manquent nous faire chuter à chaque pas, aux alentours de 22h30, dans un petit village de France comme il en existe des milliers, avec son clocher, sa boulangerie et c’est tout, un pavillon traditionnel aux volets en bois marron, une Laguna élégamment garée devant l’allée qui mène à la porte triple serrure que les propriétaires venaient d’installer tout récemment…

 

- Dring-dring ? (quelqu’un sonne timidement à la porte avec son index droit, pendant que le bras gauche porte un paquet, genre boîte à chaussures, taille 42)

J - …………… (pas de réponse, il est tard, Josiane a peur)

- Dring-dring, dring-dring, dring-dring, dring-dring !!!! (la personne, très perspicace, ayant vu de la lumière qui s’échappait des fenêtres, insiste lourdement avec la sonnette, parce qu’il faut pas la prendre pour une demi-conne)

M - …………… (c’est lourdingue cette sonnette, mais toujours pas de réponse, Michel a un peu les chocottes aussi, c’est légitime à cette heure tardive)

- Pan pan pan pan pan pan (la personne s’impatiente, elle finit par tambouriner à la porte)

M - Hum hum, j’arrive, j’arriiiive, dit Michel. Prudent, il demande quand même avant d’ouvrir : C’est qui ?

R - Ouvre donc Michel, c’est moi, Robert. Le voisin.

M - Ah, Robert, c’est toi ?! C’que tu m’as fait peur, à tambouriner comme ça, j’ai bien cru qu’un bucheron enragé en voulait à ma porte flambant neuve !

J - Ben oui Robert, enchérit Josiane. Tu nous as mis une de ces frousses ! Mais qu’est-ce qui t’amènes à c’t’heure ? Tu nous amènes un cadeau ?! Oh, mais tu as l’air tout pâle, qu’est-ce qui t’arrive ?!

R - …………… (Robert est pâle, comme l’a si bien remarqué Josiane qui est une femme clairvoyante, il ne trouve pas de mots, enfin des mots adaptés, parce qu’il a bien quelques vocables en tête en ce moment, comme civet de lapin, brame du cerf, Toblerone, mais ils n’ont aucun rapport avec ce qu’il a à annoncer à ses voisins)

M - Mais oui dis donc mon Robert, c’est vrai que t’es blanc comme une craie ! Qu’est-ce qui se passe, t’as encore abusé de la Suze ?! C’est pas raisonnable, tu sais bien que c’est interdit à cause de tes gamma, hein ?!

R - …………… (cannelés, barbelé, salade frisée … toujours pas de rapport avec le motif de sa venue)

J - Michel, qu’est-ce que tu racontes comme méchancetés encore ? Il sent pas la Suze notre Robert, il sent même à peine la transpiration de fin de journée… Bon, raconte, qu’est-ce qui t’amène ? C’est pas Maryse, dis ?! Elle est moche ta femme, mais elle est quand même trop jeune pour qu’on lui veuille du mal (depuis toute petite, Josiane sait trouver les bons mots pour réconforter son prochain). Entre donc, installe-toi là, sur le canapé.

 

Robert s’exécute et pose la boîte sur ses genoux. A la lumière saisissante de sa tête blanche contre le cuir noir, Josiane et Michel comprirent que l’heure de leur voisin était vraiment à la gravité et non pas à la déconnade éthylique habituelle. Si vous n’avez jamais assisté de près ou de loin à un crachat de Valda, ça donne à peu près ceci :

 

R – J’ai écrasé Mistrigri !

M+J - …………… (Josiane et Michel deviennent à leur tour blancs comme des craies, abasourdis par la nouvelle)

 

Robert leur tend doucement la boîte à chaussures, et c’est là qu’ils réalisent ce qu’il y a à l’intérieur. Oui, c’est écœurant, mais comment faire dans ces cas-là, à part ce qu’on peut ? Le bras reste en suspens, les destinataires du paquet ne montrant aucune intention de le délester pour le moment.

 

R - Je suis désolé, sincèrement désolé, c’est tout ce que j’ai trouvé pour … Enfin vous comprenez, j’allais quand même pas le laisser sur le bord de la route. Je ne sais pas quoi dire d’autre, je sais que vous teniez terriblement à ce chat.

M+J - …………… (Josiane et Michel restent cois, ils ne trouvent à cet instant encore aucun mot adéquat pour exprimer à leur voisin toute l’horreur que cette situation leur inspire)

R - J’ai pas fait exprès, vraiment. J’ai tout fait pour l’éviter mais…

J – Mistigri…, laisse doucement échapper Josiane, qui a retrouvé la parole à défaut de ses couleurs. Notre compagnon depuis plus de 10 ans, mais comment … ?

R – Ben, c’est un malheureux accident, comme il en arrive des dizaines tous les jours en France. Je rentrais tranquillement de ma balade en forêt, tu sais, c’est le brame du cerf en ce moment (soit dit en passant, ça a bramé dur ce soir, les biches doivent avoir les pattes coupées en ce moment, un sourire d’extase aux lèvres). J’étais presque arrivé à la maison, la tête résonnant encore des cris magnifiques de ces animaux majestueux, quand tout à coup, un chat a déboulé de nulle part et est venu se coller sous mes roues ! J’ai pilé tout net mais ça n’a pas suffi. J’ai rien pu faire, vraiment, il faut me croire, j’étais même à jeun ce soir, pas un apéro, rien.

 

Michel prend enfin la boîte des mains de son voisin, parce que la situation devenait embarrassante. Et tel Saint Thomas qui ne croit que ce qu’il voit derrière ses lunettes double foyer, il l’ouvre et découvre la bête pleine de poils mais gisant sans vie qui leur avait fait office de 3ème enfant pendant toutes ces années.

 

M- Oh minette c’est atroce, ne regarde surtout pas !

J- AAAAARRGGGHHHHHHH, BOOOOUUUUUUHHHHHHHHHH, mais POURQUOIIIIIIIIIIIIIIIIII ????????!!! (là, la minette Josiane se lâche et se met à bramer pas possible dans la pièce). Mon pauvre Mistigri, mon enfant, mais comment je vais FAIIIIIIIIIIIIRE maintenant ?!

M - T’inquiète pas minette, on va surmonter tout ça. Je sais, la perte d’un enfant dans des circonstances atroces est une épreuve terrible, mais je suis là, moi, je vais t’aider, tu sais que tu peux compter sur moi.

R- Si je peux faire quoi que ce soit…

J –Toi ta gueule, espèce d’ASSASSIIIIN !! A part bourrer ta sale gueule de cocu tous les soirs et tuer de pauvres êtres innocents, tu sais rien faire d’autre !

R – Sauf ton respect endeuillé, Josiane … euh, comment ça, ma gueule de « cocu » ?! Tu es énervée, tu m’en veux, c’est tout à fait compréhensible. Mais quand même, ne pousse pas le bouchon trop loin. On parle d’un chat, là, pas du Président de la République de mes deux !

J – Mais oui, que tu es cocu, et plutôt deux fois qu’une ! Ah, tu ne le savais pas ?! Mais tout le village le sait, que ta Maryse couche avec le boucher dès que tu as le dos tourné ! Je croyais même que c’était pour ça que tu te bourrais la gueule, pour oublier que t’étais cocu, cocu, CO-CU !!!

M - Josiane, minette, calme-toi !

J- Me calmer ? Mais comment veux-tu que je me calme, Mistigri est mort… Mort, mort, et mort, et moi, je vais pas pouvoir aller au cours de chant mercredi, parce que j’ai le cœur en berne et que c’est pas bon pour les cordes vocales. C’est trop HORRIIIIIBLE !

R – Maryse, ma Maryse, mais comment a-t-elle pu… ?

J- Mais parce que t’es con, mon pauvre Robert, con comme la lune et tes pieds bots réunis, et doublé d’un criminel maintenant. BOOOOUUUUHHHHHHH.

M- Bon, je crois qu’il est temps de mettre un terme à cette conversation et de calmer les esprits échauffés des uns et des autres. Robert, il vaut mieux que tu rentres chez toi maintenant. Je ne te raccompagne pas…. Fais attention de n’écraser personne sur le chemin, hein ? Merci pour la boîte et …

 

Et c’est là que Robert arrache la boîte des mains de Michel avec son contenu félin, file dans le jardin, asperge le paquet d’essence (on n’a jamais compris pourquoi le voisin avait toujours un jerricane d’essence planqué derrière la remise, maintenant oui), et y met le feu. Un beau brasier ma foi, visible depuis ma fenêtre de voisine d’en face. Commère à toute heure du jour et de la nuit, je n’ai pas loupé une miette du drame qui s’est déroulé ce soir. J’imagine que maintenant, Robert va rentrer chez lui, interpeler sa salope de femme, lui demander des explications, voire la taper un peu, pas fort, juste pour qu’elle comprenne, et peut-être même la foutre dehors, elle et son feu au cul. Quelle belle soirée ! Je me débarrasse d’un coup des deux pires nuisances de mon voisinage. Parce que pour dire la vérité, le chat des voisins, c’est moi qui l’ai foutu sous les roues de cet imbécile de Robert. J’en pouvais plus de le voir trainer dans mon jardin. Vraiment.

 

 

Ghislaine Baudoin

Boucherie de Nobelles les Bains

Par Lynette - Publié dans : Voisins, voisines - Communauté : L'Essaim d'Esprits
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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 22:53

Purée, ça fait tellement de temps que je n'ai rien publié que mon blog s'est fait prendre en otage par la pub d'over-blog ! Il était temps de remédier à ça, en chanson siou plait (bon, le texte dans un premier temps, pour la compo, on verra plus tard). Cela s'appelle donc "Crise lassitude", et c'est inspiré de la  vie de mon beau frère en slip avant qu'il ne soit kidnappé par des pygmées aryens dans la jungle de mon imagination fertile et néanmoins imberbe.

 

 

Plus de 3 ans que ça dure,

Ça commence à faire long,

Des mois et des mois de ceinture,

De tourne en rond, de privations,

Cette crise n’en finit plus,

Et pas d’éclaircie à l’horizon

 

Plus de 3 ans qu’on nous répète,

Que pour sauver sa peau,

Il faut sauver le dieu euro,

Et les banquiers par milliers/de la tempête,

Mais la crise est toujours là,

L’éclaircie, on ne la voit toujours pas

 

Mais qu’est-ce que j’vais pouvoir faire,

En attendant du mieux dans les affaires ?

 

J’veux plus faire semblant que tout va mal quand tout va bien,

J’veux plus faire comme si je n’avais pas les moyens,

J’veux pouvoir faire du shopping et de l’ostentation,

J’ai la crise lassitude, mais pas pour les bonnes raisons

 

Combien de temps faudra t’il

Que je culpabilise,

Pour ce sac Lancel dernier cri,

Acheté plein pot à Paris ?

En pleine crise, ça s’fait pas,

Mais l’éclaircie est trop loin pour moi

 

Le temps s’étire, je somatise,

Cette bague Chanel est trop belle,

Place Vendôme elle m’attire,

Je réponds à son appel,

Mais quel est ce regard sur moi,

C’est l’éclaircie qui me toise et s’en va

 

Mais y’a-t-il quelque chose à faire,

En attendant que ne redémarrent les affaires ?

 

J’veux plus faire semblant que tout va mal quand tout va bien,

J’veux plus faire comme si je n’avais pas les moyens,

J’veux pouvoir faire du shopping et de l’ostentation,

J’ai la crise lassitude, mais pas pour les bonnes raisons

 

J’veux plus me soucier de ce prochain qui m’indiffère,

J’veux plus me soucier de mon voisin qui me le rend bien

J’veux plus faire d’efforts, ni résister aux tentations,

La crise lassitude passera un jour, aurai-je encore mes illusions ?

Par Lynette - Publié dans : Lyrics - Communauté : L'Essaim d'Esprits
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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 23:10

Le soir tôt se coucher,

Pour à l’aube se réveiller,

Petit déjeuner au pied levé,

Vêtements vite enfilés,

Courir pour ne pas louper,

Le train, le métro, le tramway,

Puis la réunion à préparer,

Le patron à flatter,

La journée à travailler,

Les horaires à respecter,

Les collègues à supporter,

Encore courir pour ne pas rater,

La clôture de l’atelier de quartier,

Le match de l’aîné,

L’entrainement du dernier,

La fermeture du supermarché,

Les devoirs à corriger,

Les leçons à ingurgiter,

Coquillettes-jambon-purée,

Pas le temps pour le dîner,

Puis le soir arrivé, fatiguée,

Quand même refait mon CV,

Que pas le temps de diffuser,

Les élections à préparer,

Les parents d’élèves à motiver,

Les cours de chant en aparté,

Soupape de sécurité,

Toujours le temps à rattraper,

Mais la nuit va tomber,

Et demain tout recommencer,

Non vraiment, c’est décidé

Et officiel : je hais la rentrée.

Par Lynette - Publié dans : (Mauvaise) humeur - Communauté : L'Essaim d'Esprits
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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 22:13

Je m’en souviens comme si c’était hier. Hier, c’est-à-dire le jour d’avant mais avec une nuit qui aurait duré 10 ans. Et comme j’ai loupé mon discours de témoin à l’époque, en voici un aujourd’hui :

 

Ce 8 septembre 2001, il faisait beau, il faisait chaud, et si on avait habité sous d’autres tropiques, il aurait senti bon le sable chaud aussi, ce mariage. La mariée était magnifique : une robe longue de princesse, blanc crème, un maquillage discret, des anglaises à la Nelly Olson dans ses cheveux châtains, relevés élégamment avec des barrettes couleur framboise (NDLR : elle avait demandé mangue, son fruit préféré, mais y’avait plus), et des talons dans les pieds. Le marié était également magnifique – enfin, dans son genre : chemise de bucheron grand format, gros carreaux, pantalon de cuir moulant, santiags rouges à paillettes avec étoiles filantes au talon, le tout rehaussé d’un chapeau de cowboy à lacet porté fièrement sur le haut de sa tête ronde, façon Lucky Luke s’en va marier sa belle. Il s’en est d’ailleurs fallu d’une crinière qu’il ne vienne la chercher à cheval chez ses parents, au 27 rue d’Angiviller, ce fameux samedi 8 septembre. Mais lorsqu’il en avait fait la demande à Mr Larcher, celui-ci avait été très strict sur le sujet : en dehors de la Saint Lubin, point de salut pour les canassons dans le centre ville de Rambouillet (private joke que seuls les rambolitains comprendront, pour les autres il faudra repasser pour trouver où c’est drôle).

 

C’est donc revêtus de leurs plus beaux atours et à pied que les futurs mariés se sont rendu à la Mairie pour échanger leurs vœux et se dire oui devant Mr le Maire et leurs quelques 200 invités. C’est encore à pied et revêtus de leurs plus beaux atours qu’ils ont traversé le centre ville pour rejoindre l’église et se passer l’anneau au doigt devant cet autre notable en soutane qu’on appelle Mr le Curé. Et « oui », ils se sont dit devant leurs témoins (dont j’avais la chance de faire partie), leurs parents, leurs beaux-parents, leurs amis, et même des gens qu’ils ne connaissaient pas, les cousins issus de Germain, les tontons et tatas éloignés dont on ne se rappelle en général qu’à ce genre d’occasion. L’eau s’est mise à perler dans les yeux des mamans, des sœurs, des copines, des cousines, des mamies, des tatas. Le rimmel coulait à flots, sapant le beau maquillage qu’elles avaient mis tant d’heures à préparer. Pendant ce temps, les garçons restaient égaux à eux-mêmes, c’est-à-dire insensibles et égoïstes, mais contents quand même, à l’intérieur. Bref, ce fut un beau moment de communion et d’émotion partagé. Un bémol tout de même : tout le monde se souvient comme moi que les mariés ont juré haut et fort qu’ils élèveraient leurs enfants dans la foi chrétienne et le respect des traditions, c’est-à-dire éveil à la foi, bar-mitsva, communion solennelle et compagnie. Hugo a déjà loupé l’éveil à la foi … Nous auraient-ils menti ce jour-là ??!!

 

Puis vint enfin le moment que toute personne honnête avec soi-même attend dans un mariage : que la fête commence et que le champagne coule à flots ! Celle-ci s’est déroulée dans la salle des fêtes d’Orcemont. Comme tout mariage qui se respecte, ça a commencé par le vin d’honneur, où il me semble me souvenir qu’il a plu quelques hectolitres, de pluie et de champagne. Ce fut d’ailleurs l’occasion pour les habitués d’énoncer le fameux dicton « mariage pluvieux, mariage heureux » et donc de se ridiculiser devant quelques 200 personnes, le dicton juste étant « mariage plus vieux, mariage heureux ». Certains invités ont eu de la chance et ont eu le droit de rester pour le repas. D’autres en ont eu moins, et ont dû partir une fois officialisée la rupture de stock sur les petits fours, mais non sans avoir versé leur dîme de participation au voyage de noce bien sur – c’est loin Papeete. Une invitation complète au mariage des Bonhomme, ça se mérite.

 

Je ne vais pas maintenant raconter le déroulement de la soirée par le menu, ce serait fastidieux et inintéressant pour ceux qui n’étaient pas là à l’époque. D’ailleurs, 10 ans après, on s’en fout un peu de savoir qu’on avait mangé de la lotte en entrée, de la pièce montée qui colle aux dents en dessert, ou dansé la chenille, voire la macarena, voire les deux dans la même soirée. On aurait tout aussi bien pu manger une bonne choucroute alsacienne en buvant de la bière et en dansant la bourrée auvergnate qu’on s’en foutrait tout autant. Car ce qui reste aujourd’hui, 10 ans après, ce n’est pas le souvenir d’un bon repas, mais l’image de ce beau mariage d’amour que vous avez contracté. Un mariage fort, heureux, volontaire, construit sur des bases solides comme du béton armé, et donc capable de traverser les pires tempêtes, et même l’énergie infatigable et sans limite de vos 2 petits monstres petites merveilles. J’ai l’air d’enfoncer des portes ouvertes, mais en même temps c’est tellement vrai tout ça que pourquoi bouder mon plaisir ?!

 

Je ne dis cependant pas que tout est parfait, attention, ce serait trop facile et écœurant pour nous autres, les petites gens, tant de bonheur parfait réuni dans un même couple. Le temps qui passe, la routine du quotidien, le travail qui prend la tête, les bouchons qui tapent sur les nerfs, les incompétences bricoleuses, les chauffages de carte bleue intempestifs, les indécisions culinaires, et qu’est-ce qu’on mange ce soir, j’en sais rien, ce que tu veux, d’toute façon y’a plus rien dans le frigo. Tout ça peut être usant parfois et conduire à des comportements extrêmes comme claquer la porte du placard, bouder très fort dans son coin pendant au moins 5 mn, ou encore faire un concours des pires noms d’oiseaux qui passent par la tête. Mais comme dirait mon pote Nietzsche, ce qui ne tue pas nous rend plus fort, et ma foi c’est un excellent mot de la fin pour ce discours de témoin tardif.

Par Lynette - Publié dans : Dédicaces très spéciales
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Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 22:07

C’est pas beau dimanche,

C’est comme une page blanche,

Pas grand chose à faire,

Pas grand-chose à dire,

Depuis qu’il n’y a plus tes affaires,

Depuis que tu me fais plus rire.

 

C’est pas beau dimanche,

C’est comme le tunnel sous la Manche,

Le désert de Gobi à peupler,

Un dessert sans chocolat à pleurer,

Pourquoi es-tu parti,

En aller simple, hors de ma vie ?

 

C’est vraiment pas beau dimanche,

Un lendemain de cuite,

Rendre violemment mon ennui

A qui me l’a imposé, nuit blanche,

Neurones qui dansent, la langue qui rappe,

Idées en transe, la tête qui dé-rappe.

 

Et ce matin, c’est encore dimanche,

Enfin je crois, c’est ce qu’on m’a dit…

Soudain ma bouche n’est plus si rance,

Un cahier ouvert, une page noircie,

Finalement c’est curieux un dimanche,

Mais que fait ce bel Apollon dans mon lit ?!

Par Lynette - Publié dans : Textes - Communauté : L'Essaim d'Esprits
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